• Accueil
  • > Archives pour février 2013

HYDROCARBURES en Mer d’Iroise !

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 26 février 2013

au large du Finistère, au large d’ Ouessant, en lisière du parc marin d’Iroise, la société GTO LIMITED a obtenu un permis d’exploration de la part du Ministère du développement durable en 2009.

Il est temps de se mobiliser, de s’associer, citoyens et associations,  dans un collectif ‘ non aux gaz de schiste en Bretagne’, de multiplier les moments d’informations, de diffuser l’information par tous les moyens et de militer contre ce projet dévastateur de l’environnement et de la santé humaine.

Voir le dossier complet ci-dessous. Il est urgent de le diffuser

fichier pdf 29-Lettre-Marges_du_Finistere

fichier pdf 29-Complement-Marges_du_Finistere

fichier pdf 29-carte-Marges_du_Finistere

fichier pdf 29-Memoire-technique-Marges_du_Finistere

fichier pdf 29-Notice-impact-Marges_du_Finistere

fichier pdf 29-Programme-travaux-Marges_du_Finistere

 

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Visionner ici ‘ la malédiction du gaz de schiste’

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 26 février 2013

« La malédiction du gaz de schiste », visible ici :

http://videos.arte.tv/fr/videos/la-malediction-du-gaz-de-schiste–7282284.html

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Transition énergétique : l’Académie des sciences disqualifiée

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 26 février 2013

26 février 2013 Par Maxime Combes, blog Médiapart

En publiant un rapport prônant une exploitation rapide des gaz et pétrole de schiste en en confiant un débat sur les gaz de schiste à un climato-sceptique notoire, l’Académie des sciences vient de perdre tout crédit en matière de transition énergétique.

En janvier 2013, l’Académie des sciences publie un rapport intitulé La recherche scientifique face aux défis de l’énergie, présentant « la contribution de l’Académie des sciences aux débats sur l’énergie et sur la transition énergétique » en établissant une série de neuf recommandations pour intervenir dans le débat public ouvert par le Gouvernement. L’Académie des sciences est supposée réunir des chercheurs éminents chargés de « promouvoir la recherche scientifique ». Par ailleurs, les défis de la transition énergétique mêlent inextricablement des savoirs des sciences physiques, de chimie, de sciences économiques et sociales, d’urbanisme, d’architecture, de climatologie, d’écologie, voire de sciences politiques, etc. C’est donc avec intérêt que nous nous sommes plongés dans la lecture attentive de la synthèse de ce rapport, avant de l’acheter (29 € quand même).

Et là, quelle surprise ! Nous ne sommes pas allés plus loin que la lecture de cette synthèse tellement elle déshonore le travail scientifique en la matière. La série de neuf recommandations est digne d’un (très) mauvais rapport de lobbyistes défendant à la fois le statu-quo nucléaire et les intérêts des entreprises pétrolières et gazières. Ces recommandations s’appuient sur des postulats discutables qui consisteraient à « respecter les objectifs économiques fondamentaux » et « préserver l’indépendance énergétique de notre pays ». Ce qui revient à faire du modèle économique actuel un modèle intangible. Business as usual, cela ne se discute pas. Quant à « préserver l’indépendance énergétique du pays », faut-il ici rappeler aux auteurs que la France importe 98 % du gaz et 99 % du pétrole et charbon qu’elle consomme. Idem avec le nucléaire, puisque la totalité de l’uranium nécessaire aux 58 réacteurs est importé, dont une part importante provient du Kazakhstan et du Niger qui sont par ailleurs des régimes autoritaires et non démocratiques. Au final, seules les productions d’électricité provenant de l’hydroélectrique, du photovoltaïque ou de l’éolien, et une part des agrocarburants, contribuent à « l’indépendance énergétique du pays », soit à peine 10 % de l’énergie primaire consommée en France (principalement hydraulique). Preuves de l’ignorance ou de la mauvaise foi des auteurs.

Au fil de la lecture de cette courte synthèse, on comprend que le véritable objectif des auteurs est finalement de mettre en lumière les limites supposées des énergies renouvelables annoncées comme produisant une électricité « intermittente, diffuse et foisonnante » difficilement insérable sur le réseau. Par ailleurs, difficilement prévisibles, ces sources d’énergie justifieraient des recherches scientifiques dans « le stockage de l’électricité sous forme chimique (hydrogène, réduction du CO2) et électrochimique (batteries) ». La filière nucléaire est jugée comme « indispensable pour répondre à la demande et assurer la transition énergétique vers une réduction de la consommation des énergies fossiles », tout en précisant qu’elle est « exploitée en France dans les meilleures conditions » et que les recherches sur « les réacteurs des prochaines décennies […] doivent être poursuivies ». L’Académie des sciences est donc prête à considérer une transition énergétique à condition de maintenir l’industrie nucléaire à son niveau, voire de l’étendre, et que les énergies renouvelables, faillibles, ne prennent pas trop de place. Ce n’est plus une transition, mais un conservatisme frileux prônant le statu-quo.

Mais il y a encore plus grave au regard de l’honnêteté scientifique qui devrait caractériser un rapport de l’Académie des sciences ! La synthèse et les neuf recommandations de la synthèse ne font aucune mention des défis que posent les dérèglements climatiques et l’augmentation de la température globale. Comme si climat et énergie étaient deux domaines indépendants l’un de l’autre. Comme si la combustion d’énergies fossiles et les émissions de gaz à effets de serre n’influaient pas sur le climat. Le « climat » n’est même pas mentionné dans cette synthèse ! Pourtant, cela fait plusieurs années que le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a établi que le réchauffement climatique planétaire actuel est imputable à l’augmentation de la teneur de gaz à effets de serre (GES) dans l’atmosphère, et que la majorité de ces GES sont issus de la combustion des énergies fossiles. Il est proprement incompréhensible – et scandaleux – qu’aucune des recommandations d’un rapport de l’Académie des sciences sur la transition énergétique ne traite des enjeux climatiques.

Lorsque sont évoquées les émissions de CO2, c’est pour mentionner la nécessité de poursuivre « les recherches sur la séquestration du CO2 » alors que tous les spécialistes savent que ces techniques non maîtrisées sont incapables de résoudre l’augmentation d’émissions de GES. Aucune mention n’est faite des recommandations du dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Energie de décembre 2012 qui préconisait de ne pas consommer d’ici 2050 « plus d’un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles » afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d’ici la fin du siècle. Au contraire, ce rapport de l’Académie des sciences préconise de poursuivre une fuite en avant dans l’extraction d’énergies fossiles en proposant de « reprendre le dossier des gaz de schistes et de réexaminer les conditions d’une extraction », considérant que « les conséquences potentielles économiques positives sont trop importantes […] pour négliger cette nouvelle ressource », tout en critiquant que « que des décisions aient été prises hâtivement ». Dans le même temps, aucune référence aux nécessaires politiques de sobriété et d’efficacité énergétiques qui sont pourtant les politiques clefs de toute politique énergétique digne de ce nom.

Bref, l’Académie des sciences se fait porte-parole des intérêts des entreprises pétrolières et gazières au mépris du climat et de l’avenir. Alors climato-sceptique l’Académie des sciences ?

Pas loin en tout cas. Vincent Courtillot est en effet en charge de la préparation et l’animation d’une conférence intitulée « Les gaz de schiste » qui se déroule ce mardi 26 février. Ce géophysicien, proche de Claude Allègre, est un climato-sceptique notoire qui affirme qu’il est « stupide » de penser que le réchauffement climatique planétaire est anthropique, fruit des activités humaines des deux dernier siècles. Un porte-parole de Total ainsi qu’un des rédacteurs du rapport qui a justifié la poursuite de l’exploitation des gaz de schiste sur le sol britannique doivent intervenir. Mais pas de climatologue. Et ce alors que deux études américaines récentes démontrent que les rejets de méthane qui interviennent tout au long du processus d’exploitation des gaz et pétrole de schiste en feraient des hydrocarbures pires que le charbon sur le plan du climat. Au point que l’Agence Environnementale Américaine vient de reconnaître avoir besoin d’étudier de plus près ces rejets de méthane pour prendre des décisions en toute connaissance de cause. Pas l’Académie des sciences pour qui le climat ne semble pas être une préoccupation majeure.

 

PS : N’achetez pas le rapport de l’Académie des sciences, il y a mieux sur le marché !

Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

Twitter : MaximCombes

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Ni d’ici, ni d’ailleurs ! Mobilisons-nous contre la multiplication des forages en Île de France !

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 24 février 2013

Alors qu’un forage est en cours dans le bassin parisien, d’autres se préparent à côté de Doue (la Brosse [1]) où nos actions et nos mobilisations de 2011 avaient réussi à stopper les projets du gouvernement Fillon et de
Borloo.

En février 2013, les affaires reprennent pour les pétroliers [2]
Nous projetons de marquer notre présence lors d’une mobilisation parisienne (en Ile de France) , serez vous des notres ?
Les gaz et pétrole de schiste, ni ici, ni ailleurs … mais dans le bassin parisien, oui ?
Pour nous dire si oui ou non vous pourrez être présents  :
  • Cliquer sur le lien suivant : http://framadate.org/vtnk748vf52yt6k1
  • Indiquer en saisissant votre nom dans la colonne de gauche et en cochant les
    journées du tableau où vous pourriez être là
  • Puis valider en cliquant sur la croix verte au bout de la ligne.
On l’a dit en 2011, on l’a dit en 2012 : Les gaz et pétroles de schiste, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

La bulle des gaz et pétrole de schiste va bientôt éclater

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 18 février 2013

 article adapté du rapport ‘ l’Europe face au pic pétrolier ‘, site : Un avenir sans pétrole    ?

Pour préparer plutôt que subir, tous en marche vers    la Résilience

L’extraordinaire progression de la production de gaz et pétrole de schiste aux États-Unis génère un questionnement dans tous les    pays qui disposent de grandes quantités de cet hydrocarbure : faut-il se lancer dans ce nouveau type de production pour réduire notre facture énergétique ?

 

En 5 ans, la production d’hydrocarbures de schiste y a été multipliée par 14 pour le gaz et par    5 pour le pétrole. Cela représente une progression considérable qui ne manque pas d’attirer les regards et de provoquer une frénésie dans de nombreuses régions du monde. Mais    l’expérience américaine offre de bonnes indications sur ce qu’implique une telle politique énergétique et sur sa durabilité. En effet, il est déjà question d’une «bulle» prête à    éclater et nous allons voir pourquoi.

Il y a un an, j’écrivais un article donnant quelques éléments techniques pour comprendre les    contraintes d’exploitation de ces hydrocarbures. Aucun des problèmes évoqués alors n’a été vraiment résolu. Bien au contraire, de nouveaux sont apparus, remettant en cause de    manière quasi certaine les perspectives optimistes que l’on trouve dans les communications officielles sur le sujet.

 

L’eau de fracturation


J’avais déjà commenté le problème de    l’eau en juillet 2012, pendant qu’une terrible sécheresse sévissait aux États Unis. En 2012, 150 millions de tonnes d’eau douce ont été utilisées pour la fracturation, soit la    consommation annuelle de 3 millions de personnes (moyenne de consommation mondiale). Aujourd’hui, l’utilisation d’eaux toxiques, contaminées ou d’eau désalinisée est envisagée.

Le sable

C’est fin septembre 2012 qu’ont été réunis tous les acteurs impliqués dans la production, la logistique et la consommation du    sable de fracturation pour tenter de répondre aux enjeux auxquels ils sont confrontés. La consommation de sable est passée de 6,5 à 30 Millions de tonnes entre 2009 et 2011 et la    demande pourrait atteindre 38 à 50 millions de tonnes en 2017 (voir graphique ci-dessous). Le défi est colossal et les infrastructures à mettre en place également. Près de 100    carrières ont été ouvertes à travers les États-Unis en deux ans. Le nombre important de convois routiers abîme les routes, augmente le nombre d’accidents et la pollution. Enfin, les    investissements nécessaires pour un transport ferroviaire adéquat vont coûter 148 Milliards de    dollars avant 2028 pour remplir les objectifs.

L’amplification du phénomène «shale oil&gas» va coûter très cher en infrastructures, en coûts environnementaux et en nuisances    diverses.

Déclin imminent de la production

Le boom des hydrocarbures de schiste commence à montrer ses premiers signes de faiblesses. Au-delà des différentes contraintes que    nous venons d’évoquer, une autre semble encore plus importante et problématique : réussir à stabiliser la production nationale, alors que le taux de déclin    ne cesse d’augmenter.

 

Contrairement aux hydrocarbures conventionnels, les pétroles et gaz de schistes doivent être considérés comme non-conventionnels,    car ils doivent être extraits grâce à la technique de fracturation hydraulique. Or, avec ce procédé, la production est maximale au moment de la fracturation puis elle    diminue généralement de 70% à 80% la première année (voir graphique ci-dessous). Au bout de quatre années, elle ne représente plus que 5% à 15% de la production initiale.Autrement dit, le taux de déclin de chaque puits est extrêmement élevé.

A cause de la généralisation de ce type d’exploitation, le taux de déclin de la production américaine de gaz est passé de    23 % à 32 % par an, en 10 ans. Il faut donc forer davantage de puits chaque année, simplement pour compenser le déclin des puits qui produisent actuellement.

Hausses des besoins en investissements

La conséquence directe de ce phénomène, c’est une croissance exponentielle des investissements    nécessaires pour simplement stabiliser la production et un risque accru de voir la production décliner rapidement en cas de diminution des forages par certains opérateurs.    Or, c’est ce qui risque de se passer dans les mois qui viennent puisque, selon Arthur E.    Berman, le prix actuel du gaz ne permet pas de supporter l’ensemble des coûts réels et certains opérateurs devront ralentir leur activité.

Exagération des chiffres

Berman, après avoir modélisé la production de milliers de puits dans les régions productrices, a également déterminé que les    réserves exploitables ne représentaient en réalité que la moitié des chiffres annoncés par les opérateurs, car ceux-ci ont été gonflés par un taux de    récupération bien supérieur à ce qui est constaté sur le terrain. D’après ses travaux, la durée de vie moyenne d’un puits dans le Barnett (Texas) est de 12 ans et non pas de 50    ans comme annoncé, là-encore, par les    opérateurs.

Limitation du nombre de forages

A tout cela, s’ajoute la contrainte spatiale, puisque sur un territoire donné, il n’est pas possible de dépasser    un certain nombre de forages. Une fois ce nombre atteint, le maximum de la production est atteint et celle-ci s’effondre. Pour le Bakken par exemple, qui représente la moitié de    la production totale de pétrole de schiste aux US, le pic pourrait être atteint entre 2013 et 2017

 

Comment aggraver une situation déjà catastrophique !

Des centaines de milliards auront été investis dans cette aventure et comme le reste de la dette américaine, ils    ne seront jamais remboursés. Les investissements sont réalisés sur la base d’une production qui va s’amplifier or, le prix de vente du gaz est inférieur au coût réel et la production va    probablement décliner dans les mois qui viennent. Nous pouvons donc craindre l’éclatement de cette nouvelle bulle, basée sur une exagération de tous les paramètres et une    sous-estimation des contraintes globales.

Malheureusement, la perspective (mensongère) de 100 années d’approvisionnement en gaz provoque déjà une modification    structurelle avec un renouvellement des véhicules pour des moteurs fonctionnant au gaz, l’équipement des stations services, le remplacement des chaudières etc.

Cette situation présente un très fort risque pour les Étasuniens, car lorsque la bulle va éclater, la production    va rapidement décliner, les prix du gaz vont augmenter très fortement et de nombreux investissements auront été effectués, principalement financés par l’endettement, pour s’adapter à une énergie    qui ne sera plus disponible. Le fantasme d’une indépendance énergétique qui n’interviendra probablement pas, risque d’entraîner les citoyens américains dans une impasse et une situation    encore plus grave qu’elle ne l’est actuellement.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Gaz de schiste : le grand boum international

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 18 février 2013

le 14 Février 2013, l’Humanité

Emmenée par les états-Unis, la course aux hydrocarbures paraît officiellement lancée à l’échelle internationale. Disposant de réserves estimées non négligeables, la France n’est pas sans porter un certain intérêt à l’affaire.

C’est peut-être l’une des plus importantes offensives opérées dans le secteur privé énergétique depuis la révolution pétrolière : les gaz de schiste et plus globalement les hydrocarbures non conventionnels reviennent de manière détonante sur le devant de la scène. Emmenée par les États-Unis, dont la production de gaz de schiste – shale gas, dit-on là-bas – est passée de 1 %, au début des années 2000, à près de 35 % en 2011, la course paraît officiellement lancée entre des nations qui voient dans cet hydrocarbure new age l’opportunité d’une redistribution des cartes géopolitiques. Avec toujours une même menace en toile de fond : explosif économiquement, le grand rush des gaz de schiste pourrait l’être également écologiquement.

Pour être apparus récemment sur la scène médiatique, les gaz de schiste ne sont pas à proprement parler une donnée nouvelle, ni pour les géologues ni pour les pétroliers. On fait remonter la toute première production, réalisée à Fredonia, dans l’État de New York, à 1821. « Certaines, même, verront le jour en France vers 1930, aux alentour d’Autun », rappelle Jean Laherrère, géologue et président d’ASPO France .

Très coûteuses, à l’époque, toutes ses exploitations seront vite abandonnées dès lors que le gaz conventionnel émergera sur le marché. La crise pétrolière des années 1970 relancera l’intérêt des producteurs, lesquels impulseront la recherche dans ce domaine. Mais c’est au début des années 2000 que les gaz de schiste commenceront à devenir réellement rentables. L’amélioration de la technologie dite de fracturation hydraulique, née en 1949, y contribuera largement. La perspective d’un pick oil pétrolier et gazier, c’est-à-dire d’un plafonnement puis d’une diminution des ressources facilement exploitables, leur conférera leur valeur actuelle.

Gaz de schiste : le grand boum international exploitation-du-gaz-de-schiste

Les États-Unis ont été les premiers à se lancer massivement dans la production, non sans un certain succès économique. On y compterait plus de 100 000 puits en fonctionnement. De 20 milliards de mètres cubes en 2005, la production des gaz de schiste y serait passée à 220 milliards en 2011. Cerise sur le derrick : de pays importateur de gaz, la puissance est devenue, en quelques années, exportatrice et ne serait plus très loin de se hisser au rang de premier producteur mondial. Alors que l’AIE, agence américaine de l’énergie, estime les réserves exploitables à 25 000 milliards de mètres cubes, la machine paraît ne pas être prête à s’arrêter de sitôt. Le pays toutefois n’est plus seul en lice.

La Chine, qui dispose de la plus vaste réserve estimée – le qualificatif « estimé » est important – commence, elle aussi, à distribuer des permis d’explorer. Pékin envisagerait d’extraire 6,5 milliards de mètres cubes dès 2015, et 100 milliards en 2020.

L’Inde suit de près, qui vient de signer un contrat avec Shell. Autre grand champ de possible estimé, l’Amérique latine n’est pas en reste. Le Mexique qui disposerait de près de 20 milliards de mètres cubes récupérables, envisage de relancer sa production d’hydrocarbure, de même que l’Argentine.

Les industriels privés mènent le bal.

Point commun à ces situations ? Ce sont, dans tous les cas de figure, les industriels privés qui mènent le bal. Exxon en Amérique du Nord, Shell en Asie, Chevron en Lituanie ou en Argentine : les industriels sont à l’offensive, visant chaque marché, draguant chaque pays prêt à lui vendre ses ressources. Forums et autres sommets régionaux, réunissant acteurs publics et privés, se sont multipliés en 2012. On parle de 1 000 milliards de dollars investis dans les hydrocarbures non conventionnels cette même année. Et la France dans tout cela ? Elle n’est pas sans manifester d’intérêt au potentiel dont l’a affublée l’EAI. Selon les pronostics de l’Agence américaine, l’Hexagone disposerait de 5 300 milliards de mètres cubes de gaz de schiste techniquement récupérables, un volume qui la placerait au premier rang des pays producteurs européens, devant le Royaume-Uni, la Pologne et la Norvège.

La perspective n’est pas sans faire mouche du côté des politiques. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangère, et même Michel Rocard, ancien premier ministre et actuel « ambassadeur des pôles », ne masquent pas leur enthousiasme vis-à-vis d’une perspective, qui, affirment-ils, pourrait permettre à la France de se désempêtrer de sa dépendance chronique aux importations de gaz naturel, notamment de Russie.

Encore faut-il que les projections de l’IEA se réalisent. En Pologne, alors qu’elle estimait à 5 290 milliards de mètres cubes les ressources techniquement récupérables, le Polish Geological Institute les a évaluées, après prospection, entre 350 et 700 milliards de mètres cubes.

Encore faut-il, aussi, que l’exemple américain soit transposable. « Nous n’avons ni le même sous-sol géologique, ni les mêmes surfaces, ni le même Code minier… ni les mêmes gens », relève ainsi Bruno Goffé, directeur de recherche et délégué scientifique géo-ressource à l’Institut national des sciences de l’univers. Alors qu’en France le sous-sol et ses ressources appartiennent à l’État, aux États-Unis, ils appartiennent au propriétaire du terrain. « Si les gens ont accepté une telle expansion des exploitations de gaz de schiste là-bas, c’est parce qu’ils tiraient un très bon prix de la vente de leurs terres », souligne ainsi Jean Laherrère.

La confusion entre ressources et réserves

Encore faut-il, enfin, que l’exemple américain ne soit pas qu’un feu de paille. « Tout le monde se lance dans le rush des gaz de schiste comme dans une chasse à l’or, mais, pour le moment, ce sont surtout les vendeurs de pelles qui font fortune », reprend le président de l’Aspo. Car le boum a aussi ses travers, et pour accroître la production de gaz, il en a également fait baisser le cours. De 12 dollars l’équivalent baril en 2008, le prix a chuté à moins de 4 dollars en 2012. Le gaz de schiste n’y paraît plus aussi avantageux qu’affirmé. La société Cheasapeack, premier producteur et premier propriétaire de réserve estimée en 2009, a revendu et se retrouve, trois ans après, endettée d’une dizaine de milliards de dollars. Dans le Dakota du Nord, où les puits se sont multipliés comme des petits pains tous les cinquante mètres, les compagnies se réorientent vers la production d’huile de schiste et en viennent à torcher 40 % du gaz produit.

La faute à la confusion entretenue entre ressources et réserves exploitables. La faute, surtout, à des compagnies que la production de gaz n’intéresse que lorsqu’elle génère un profit optimal. Une démonstration de mauvais augure pour qui cherche à sécuriser sa production énergétique

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

Les hypothétiques alternatives à la fracturation hydraulique sont une impasse

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 3 février 2013

Communiqué de presse – vendredi 1 février 2013

Les hypothétiques alternatives à la fracturation hydraulique sont une impasse pour l’impérieuse maîtrise du réchauffement climatique.

Le Sénat avait demandé en novembre 2012 à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques d’étudier « les solutions alternatives » à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de schiste.
L’OPECST réuni jeudi 31 janvier 2013 à l’Assemblée Nationale a approuvé à l’unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), qui vise à évaluer ces techniques « alternatives ».

Cette décision souligne une fois de plus l’ambiguïté et le double langage pratiqués par les autorités politiques sur la question des Gaz et huiles de schiste.
Ces élus du peuple se cachent hypocritement derrière la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique pour les GHdS, tout en continuant à vouloir exploiter à terme ces hydrocarbures « de schiste » et pour y parvenir prônent de nouvelles recherches dans ce domaine.

Affirmer, « attendre une nouvelle technique respectueuse de l’environnement pour les exploiter », est une tromperie et un mensonge à l’encontre de nos concitoyens. En effet, comment l’exploitation des hydrocarbures de schiste peut elle être respectueuse de l’environnement ? Car ces gaz et pétroles de schiste sont des
énergies fossiles dont l’extraction, le transport et la consommation impacteront lourdement le réchauffement climatique.

Pour rappel citons, l’Agence internationale de l’énergie : « …notre consommation, d’ici 2050, ne devra pas représenter plus du 1/3 des réserves prouvées de combustible fossiles » et ce pour respecter l’objectif de 2°C
maximum de réchauffement affirmé notamment à Copenhague (2009) et à Cancun (2010).
Atteindre les objectifs de stabilisation du climat nous imposent donc de ne pas extraire et consommer ces nouvelles réserves d’énergies fossiles. Respecter l’environnement nous demande de réduire fortement les émissions du secteur des énergies fossiles.
Faire croire à la possibilité d’extraire plus proprement ces gaz et pétroles de schiste nous détourne de l’impérieuse nécessité de développer des modèles énergétiques moins carbonés pour atteindre les objectifs ci-dessus. Pour citer à nouveau l’AIE : « il faut viser l’objectif zéro émission à la production en investissant dans les énergies renouvelables ».

Le vrai courage politique est de prendre dès aujourd’hui les décisions claires qui permettront de réorienter nos productions d’énergie pour faire face aux conséquences du changement climatique. Attendre, nous conduira
immanquablement à prendre, éventuellement face à de dramatiques situations d’urgence, des mesures contraignantes dont le coût serait alors particulièrement élevé pour nos économies à bout de souffle.

Les collectifs de citoyens réaffirment qu’écarter définitivement toute possibilité d’explorer et d’extraire ces gaz et pétroles de schiste est le seul choix politique responsable au regard des enjeux de l’urgence climatique et de
l’avenir environnemental, pour le respect des générations futures.

Contact Presse
Sébastien ESPAGNE : 06 32 38 06 83
22septembresud@free.fr

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

 

maintenduepourladignite |
Bazar du coeur |
Ajlesfauvettes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Génération Ayakapevio
| Collectif Vélo Défense
| Unydos