NON à L’EXPLORATION DU GAZ DE HOUILLE DANS LE NORD ET LE PAS-DE-CALAIS ; NI ICI NI AILLEURS

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 23 juin 2013

Collectif houille-ouille-ouille 59/62

Pétition qui sera adressée à :

Mme D.BATHO, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie

Mr A. MONTEBOURG, ministre du redressement productif

Mr Dominique BUR, préfet de la région Nord/Pas-de-Calais

Mr Denis ROBIN, préfet du Pas-de-Calais

Mr Christian Bataille, député

Le projet d’exploration envisagé par EGL peut s’étendre sur la surface du permis d’exploration déjà accordé depuis 2009,  soit une surface de 1400 km2 ; pour l’instant, les quatre puits de forages annoncés se situent dans le Pas-de-Calais à Divion, Bouvigny-Boyeffles et Avion ; et dans le Nord à Crespin.

Cette société recherche du gaz de houille qui est, comme le gaz de schiste, un hydrocarbure non-conventionnel, c’est à  dire contenu dans la roche-mère.

Pour l’exploration, EGL va employer la technique de forage avec des branches horizontales, dont l’impact sur
l’environnement n’est pas négligeable.

Lors de l’exploitation (par la société TRANSCOR), quand les rendements diminueront, tout sera déjà prêt pour passer à  la fracturation hydraulique.

La fracturation hydraulique est un procédé permettant d’augmenter la productivité des puits en y injectant des quantités  colossales d’eau (environ 10 millions de litres) contenant de nombreux additifs  chimiques et du sable à des pressions énormes.

Ce procédé est interdit en France ; pour combien de temps encore ? La loi interdisant la technique de fracturation  hydraulique est actuellement attaquée en justice par le lobby pétrolier pour que l’interdiction soit déclarée comme non-constitutionnelle ; les accords de libre échange qui se profilent entre l’union européenne et le Canada puis  les Etats Unis pourraient avoir aussi raison de cette loi.

Par ailleurs l’exploitation des gaz de roche-mère entraîne inévitablement, avec ou sans fracturation hydraulique :

- la pollution des nappes phréatiques alentours par les produits enfermés depuis des millénaires dans la roche-mère (méthane, arsenic, soufre, métaux lourds, éléments radioactifs),
- Le saccage du paysage,
- Un bilan carbone pire que le charbon,
- Des risques de sismicité,
- La pollution de l’air avec ses conséquences sur la santé.

Nous, citoyens de la région du Nord/Pas-de-Calais et d’ailleurs, refusons l’exploration du gaz de
houille envisagée par la société EGL.

Les populations de ces territoires s’inquiètent vivement des nuisances immenses inévitablement liées à
l’extraction des hydrocarbures non-conventionnels.

Nous affirmons que la priorité doit résider dans l’efficacité et la sobriété énergétique : nos  besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.

Nous appelons tous les citoyens de la région Nord/Pas-de-Calais et de partout ailleurs à se mobiliser, à signer et à faire circuler cette pétition.

singez ici la pétition : http://www.petitions24.net/non_a_lexploration_du_gaz_de_houille_en_nordpas-de-calais

Pour que vous soyez informés des autres actions menées, contactez-nous.

houille-ouille-ouille@lists.riseup.net

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L’ appel de Marie-Monique Robin

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 23 juin 2013

J’appelle tous les internautes à se mobiliser contre l’accord de libre échange avec les Etats Unis que la Communauté européenne envisage de signer dans un avenir proche. J’ai réalisé récemment un documentaire, intitulé « Les déportés du libre échange », diffusé sur ARTE, qui racontait les conséquences désastreuses de l’Accord de Libre Echange Nord Américain (ALENA) , entré en vigueur le 1er janvier 1994, pour les paysans, travailleurs et citoyens mexicains:
http://www.mariemoniquerobin.com/deportedulibreechangesynopsis.html
J’y ai consacré un chapitre entier dans mon livre Les moissons du futur (voir sur mon blog):
www.m2rfilms.com
Qu’on ne s’y trompe pas: au nom du « libre échange » et de « l’harmonisation », le futur accord entraînera un alignement européen sur le modèle américain: privatisation des services publics – santé, éducation-, remise en cause des lois environnementales, des droits du travail, poulets et lait aux hormones, OGM, etc. Comme le rappelle le député européen Yannick Jadot dans Libération d’aujourd’hui, récemment, le Québec a décidé d’un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste, et les compagnies des Etats Unis ont brandi l’ALENA pour exiger des centaines de millions de dollars d’indemnisation.
Certes, on peut se féliciter de la position ferme du président Hollande qui a exigé que soit retiré du cadre des négociations le secteur audiovisuel, mais ce n’est pas suffisant! Je crains même que ce soit un moyen de nous faire avaler la pilule…
Les accords de libre échange promu par les Etats Unis sont pilotés par les grandes multinationales qui visent ainsi à terminer leur besogne: mettre la planète en coupe réglée. C’est ce que j’ai expliqué, en juin 2012, au parlement japonais, qui m’avait sollicitée lors de mon séjour en terre nippone pour mes films Les moissons du futur et Terre souillée. Le pays est aussi en négociation avec les Etats Unis pour la signature d’un accord de « libre échange »:
http://www.arte.tv/sites/fr/robin/2012/06/24/message-au-parlement-japonais/
À chacun de se mobiliser pour que l’accord américano-européen ne soit jamais signé!

 

 

Rappelons qu’il y a peu nous mettions en alerte sur le danger de cet accord :

Alors que les états membres de l’Union Européenne (UE) analysent les conséquences environnementales du développement du gaz de schiste par la fracturation hydraulique, des négociations sont en cours pour un Accord Économique et Commercial Global (AECG) entre le Canada et l’Union Européenne. Controversé, ce dernier permettrait aux investisseurs de contester la décision des gouvernements de réguler ou d’interdire la fracturation.

Ce document met en relief le débat public entourant la fracturation; les intérêts des compagnies pétrolières et gazières dans les réserves de gaz de schiste en Europe et les conséquences que la clause regardant la protection des investissements inclue dans l’AECG pourrait avoir sur le pouvoir des gouvernements de réglementer ou d’interdire la fracturation. Il comprend l’étude de cas de la société Lone Pine Resources Inc. versus le Canada, qui conteste le moratoire sur la fracturation et poursuit le gouvernement canadien en faisant valoir cette clause, et met en garde que cela pourrait se produire en Europe. Il recommande de ne pas inclure le mécanisme de règlement de litige entre les investisseurs et l’État dans l’AECG.
Corporate Europe Observatory vient de sortir un communiqué de presse qui porte sur la fracturation hydraulique

à lire sur :

http://corporateeurope.org/fr/publications/le-droit-de-dire-non-l-accord-commercial-entre-le-canada-et-l-union-europ-enne-menace

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Gaz de schiste : des fracturations hydrauliques ont-elles eu lieu en France ?

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 19 juin 2013

Le Monde.fr | 08.06.2013 à 08h34 • Mis à jour le 08.06.2013 à 08h44
Par Audrey Garric

La technique dite de fracturation hydraulique consiste à injecter un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques pour briser les roches.

« La technique de la fracturation hydraulique a été utilisée de façon répétée en France au cours des dernières décennies, sans qu’aucun dommage n’ait été signalé. » Voilà l’argument phare du rapport d’étape présenté, jeudi 6 juin, par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), pour plaider en faveur d’une exploration et exploitation « maîtrisées » des gaz et pétrole de schiste français.

Le deux rapporteurs du texte, le député (PS) Christian Bataille et le sénateur (UMP) Jean-Claude Lenoir, affirment que la technique, « ancienne », a été employée en France « au moins à quarante-cinq reprises » depuis les années 1980, avant d’être interdite par la loi du 13 juillet 2011 en raison de ses risques pour l’environnement.

Et de citer notamment quatorze opérations de fracturation réalisées sur le gisement pétrolier de Chaunoy (Seine-et-Marne) par la société Esso REP entre 1986 et 1987, ainsi que quinze autres, sur la même formation, par la société Vermilion, entre 2002 et 2010. « Aucun dommage à l’environnement n’a été rapporté », assurent les parlementaires.

« La France possède toutes les compétences scientifiques, techniques et industrielles, à tous les niveaux de la filière, pour créer une filière de fracturation propre », conclut le rapport, qui incite le gouvernement à faire l’inventaire des ressources que renferme le sous-sol français.

Lire (édition abonnés) : Un rapport parlementaire appelle à une réouverture du débat sur l’exploitation des gaz de schiste

« STIMULATION HYDRAULIQUE »

La France aurait-elle donc pratiqué la fracturation hydraulique comme aux Etats-Unis, où le schiste pourrait permettre d’accéder au Graal de l’indépendance énergétique ? L’argument est fallacieux. Car en réalité, sur les quarante-cinq fracturations, quarante-trois concernent du pétrole conventionnel et s’avèrent très différentes des opérations telles qu’elles sont menées outre-Atlantique dans les gisements de schiste.

Contrairement aux huiles de schiste, qui se trouvent dispersées dans des roches ultra-compactes – les roches-mères – dont elles n’ont pas eu le temps de se libérer, le pétrole « classique » s’accumule dans des réservoirs au sein de formations géologiques plus perméables et poreuses. Le forage d’un puits vertical suffit alors à le faire remonter à la surface ; les hydrocarbures non conventionnels, au contraire, nécessitent, le long d’un forage souvent horizontal, de nombreuses opérations de fracturation de la roche, en injectant d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits chimiques sous pression – ce que l’on appelle la fracturation hydraulique.

La technique de la fracturation hydraulique.

Cette technique peut néanmoins être également utilisée dans le cas des gisements conventionnels. « La roche peut s’endommager après le forage d’un puits, ou avec le temps, et perdre de ses propriétés de transport. Un ‘effet de peau’ peut se créer, comme une sorte de membrane qui empêche ou rend plus difficile la connexion entre le puits et le réservoir. Pour reconnecter les deux, et restaurer ou augmenter la productivité du puits, on peut alors recourir à la fracturation hydraulique », explique François Kalaydjian, directeur adjoint ressources à l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles.

La technique, que les professionnels désignent dans ce cas davantage sous le nom de « stimulation hydraulique », consiste aussi à envoyer de l’eau, du sable et des produits chimiques sous pression. « Mais leurs quantités sont très inférieures à celles utilisées pour récupérer des hydrocarbures non conventionnels », assure François Kalaydjian. Surtout, la technique s’emploie de manière très locale, alors qu’il faut fracturer entre quinze et vingt fois le long d’un drain horizontal d’un millier de mètres en moyenne dans le cas des schistes. « Au final, conclut l’expert, le mécanisme physique est le même mais l’ampleur et le but diffèrent. »

DEUX OPÉRATIONS DE FRACTURATION SUR DU SCHISTE

Le groupe pétrolier canadien Vermilion, cité par le rapport parlementaire comme ayant mené le maximum d’opérations de fracturation hydraulique dans le Bassin parisien, a ainsi procédé essentiellement à des « stimulations hydrauliques ». « Entre 2002 et 2010, nous avons réalisé quinze fracturations pour accroître le taux de production de nos puits de pétrole conventionnel », confirme Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques Vermilion Europe. En moyenne, selon l’entreprise, le taux de production s’est vu multiplié par trois dans les puits concernés. Les ONG locales, notamment le collectif Ile-de-France « Non aux gaz et pétrole de schiste », n’ont pas observé de conséquences pour l’environnement.

Deux opérations supplémentaires, en revanche, portent bien sur un gisement de pétrole de schiste localisé dans la roche-mère du Lias (ou Jurassique inférieur), mais elles relèvent davantage de l’expérimentation. En juin 2010, Vermilion a ainsi lancé son programme d’exploration des ressources en huiles et gaz de schiste du Bassin parisien, sur le site de Champotran (Seine-et-Marne), en utilisant deux puits verticaux existants, et non des forages horizontaux comme aux Etats-Unis.

« Dans chacun des puits, nous avons procédé à une fracturation hydraulique pour casser la roche-mère. Le premier n’a rien donné, mais le second puits, lui, nous a permis de récolter une dizaine de barils de pétrole non conventionnel par jour », livre Jean-Pascal Simard. Ce puits, Champotran 29D, dont la production se poursuit à raison de la quantité infime d’un baril par jour, s’avère le seul en France à produire des hydrocarbures non conventionnels, selon l’Union française des industries pétrolières. L’expérience de la France en la matière ne coule donc pas de source.

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Derrière les hydrocarbures conventionnels se cache le gaz de schiste ! l’exemple du Jura

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 19 juin 2013

Dans le Jura, l’exploration du gaz de schiste avance masquée, Rue 89, 18 juin 2013

Malgré l’interdiction d’explorer le gaz de schiste établie depuis juillet 2011, les sociétés pétrolières et gazières ne restent pas inactives. Dans les montagnes du Jura, à une centaine de kilomètres de Lyon, les élus et les habitants sont directement approchés pour trouver des terrains à forer, sous couvert d’exploration d’ « hydrocarbures conventionnels ».

Le 7 juin à Bruxelles, lors d’une rencontre des actionnaires de GDF Suez avec Gérard Mestrallet, le patron du groupe gazier s’est laissé aller à quelques confidences que nous a rapportées un des participants :

« Sur les gaz de schiste, les choses vont bouger ! On était en campagne électorale, chacun avait besoin des écolos, au moins partiellement. Ce n’est plus le même contexte. La situation budgétaire de la France ne permet pas à Hollande de passer à côté du gaz de schiste. Il s’agira d’une contribution décisive pour nos finances publiques et nos finances extérieures. »

En France, les pétroliers et les gaziers fourbissent leurs armes pour ne pas passer à côté de cette manne énergétique.

Il y a ceux qui font du lobbying et bénéficient de relais chez les parlementaires, comme on a pu le constater récemment avec le rapport d’étape de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Il y a ceux qui lancent des recours juridiques pour contester l’interdiction de la fracturation hydraulique.

Et puis, il y a ceux, beaucoup plus rares qui essayent de convaincre élus et habitants de leur louer des terrains pour procéder à un forage exploratoire.

C’est le cas de la société britannique Celtique Energie qui possède trois permis d’exploration pour tout le massif du Jura (deux en France et un en Suisse). Officiellement, elle n’a le droit de chercher que du gaz et du pétrole conventionnels (les hydrocarbures qui se pompent sans fracturation hydraulique). Officieusement, le gaz de schiste les fait davantage saliver.

la suite sur rue 89

http://www.rue89lyon.fr/2013/06/18/dans-le-jura-lexploration-du-gaz-de-schiste-avance-masquee/

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Un tissu de mensonges éhontés !

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 juin 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE-1/2
Rapport d’étape de l’OPECST du 6 juin 2013

L’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) présentait le 6 juin dernier  un rapport d’étape sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des  gaz de schiste ». Pour l’ensemble des collectifs réunis, ce rapport, très largement hors-sujet, ne traite aucunement des  alternatives possibles, mais fait, au contraire, l’apologie de la fracturation hydraulique, aujourd’hui jugée comme la  technique « la plus efficace et la mieux maîtrisée pour extraire les hydrocarbures non conventionnels ».
Est-ce délibérément que ces deux parlementaires ignorent une multitude d’informations pourtant peu susceptibles de  subjectivité ?
On peut se poser la question de leur « lobbylisation » et de leurs incompétences conjuguées, tant les inexactitudes de  ce rapport sont flagrantes et plus que nombreuses.
Sur les 75 auditions effectuées par MM. Bataille et Lenoir, 73 sont celles des pro-gaz de schiste. On ne trouve ni
économiste spécialiste des emplois, ni hydro-géochimiste, ni toxicologue, ni géographe, ni démographe, ni sociologue,  ni médecin… Cherchez l’erreur…ou la manipulation calculée.
On ne peut qu’avoir honte du peu de crédibilité à donner à ce rapport financé par les deniers publics et qui n’apporte  aucun élément nouveau, si ce n’est un renforcement pathétique de l’argumentation du MEDEF et des « pétrogaziers ».
Les collectifs citoyens dénoncent la malhonnêteté flagrante de ce rapport d’étape, truffé de contre-vérités. On y parle  de 100.000 emplois (sur la base d’une erreur de calcul d’un cabinet de lobbying), d’une liste d’additifs chimiques pour  la fracturation composée de produits de grande consommation, voire quasiment « bio ». On y parle de fracturation  hydraulique réalisée à de nombreuses reprises en France. Il n’y a pourtant qu’un seul vrai forage effectué dans la  roche-mère et stimulé grâce à la fracturation hydraulique ! Et il ne produit (le rapport le cite) qu’un seul baril de  pétrole par jour (l’indépendance énergétique de la France est en marche…). Le rapport évoque la similitude de  géologie entre le Dakota et le Bassin Parisien… en oubliant les millions d’habitants dudit Bassin Parisien. De plus, la  question de l’impact climatique a été évacuée en un paragraphe conclu de manière lapidaire. Ce ne sont que quelques  exemples de ce rapport « bidonné » par le député Bataille et le sénateur Lenoir.
Tout est fait de manière à rendre, de façon insidieuse, l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste et du  gaz de houille « socialement acceptables ».  Exploiter ces ressources fossiles en France ou ailleurs – et ce, quelle que soit la technique – ne ferait qu’accroître nos émissions de gaz à effet de serre et nous enfoncer encore un peu plus dans la crise climatique. Il a aussi été  scientifiquement prouvé que l’exploitation des gaz et huiles de schiste entraîne des contaminations de l’eau potable, des  fuites importantes de méthane, des pollutions de l’air et des pathologies graves (troubles endocriniens, silicoses,  cancers…) chez des personnes vivant aux abords des puits, que le vrai visage des gaz et huiles de schiste, ce sont  surtout les risques et les nuisances qui y sont associés. Il est quasiment criminel de ne pas avoir traité véritablement  les conséquences graves et préjudiciables aux populations dans ce rapport d’étape.
Quant à cette providence en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais en forme de « gaz de houille », de quoi parle-t-on ?  Gaz de charbon ou de couche ? Il n’y a pas d’autre technique d’extraction du méthane retenu dans les couches que la  fracturation, avec les mêmes impacts que pour les gaz et huile de schiste. Nous n’en voulons pas non plus ! Et nous  réitérons donc notre conviction : l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels pour la transition énergétique  n’est qu’une chimère.
C’EST POURQUOI NOUS DENONCONS, à nouveau et depuis toutes les régions de France, ce pseudo rapport
d’étape dont les résultats prévisibles confèrent à ses auteurs une lourde responsabilité face aux risques majeurs et  avérés liés à l’éventuelle exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste ainsi que des gaz de houille.

 

signataires : fichier pdf cp rapport OPECST 13 juin-def

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Le rapport d’etape sur la fracturation hydraulique juin 2013

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 juin 2013

 

lire ici l’intgralité du rapport parlementaire

 

fichier pdf rapport_detape_fracturation_hydraulique2013_06

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Reaction Amis de la terre au rapport OPECST‏

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 juin 2013

8 juin 2013
Recherche scientifique d’évaluation des réserves potentielles, mise en place de « puits test » destiné à l’expérimentation de techniques, exploitation du gaz de houille en Lorraine et dans le Nord Pas de Calais etc. tous les arguments sont bons pour vendre la fracturation hydraulique et la nécessité d’exploiter ces ressources fossiles.

Face à ces aberrations, nos organisations déplorent tout d’abord la volonté des parlementaires en charge de ce rapport, de réduire le débat à une simple question de technique d’extraction alors que la problématique des gaz de schiste est bien plus large. Il a en effet été scientifiquement prouvé que l’exploitation des gaz et huile de schiste entraîne des fuites de méthane, en partie à l’origine du réchauffement climatique. Exploiter ces ressources fossiles en France ou ailleurs et ce, quelque soit la technique, ne ferait qu’accroître nos émissions de gaz à effet de serre en nous enfonçant encore un peu plus dans la crise climatique.

Une telle politique irait bien évidemment à l’encontre des recommandations des scientifiques du GIEC et des engagements, pourtant minces, déja pris par la France à l’échelle internationale en matière climatique. De plus, nous avons un quota d’émissions de CO2 à ne pas dépasser d’ici à 2050 pour rester sous les deux degrés de hausse des températures. Aujourd’hui, les émissions des projets d’extraction fossiles en cours nous font déjà exploser ce quota. Il est donc impensable, quelle que soit la méthode d’extraction, d’aller chercher de nouvelles ressources fossiles. Pour les associations, la crise climatique clôt le débat.

Cerise sur le gâteau, les parlementaires vont même jusqu’à proposer de « financer la transition énergétique par les retombées financières éventuelles de l’exploitation des gaz et huiles de schiste », reprenant mot pour mot la récente proposition de Laurence Parisot, présidente du Medef (1). Pourtant, à l’heure du débat national sur la transition énergétique, il est grand temps de se détourner des énergies fossiles, qui ne font qu’aggraver le réchauffement climatique, et de choisir la voix de la sobriété énergétique.

Nos organisations dénoncent également le lobbying effréné des intérêts particuliers représentés par les industries pétrolières et gazières qui cherchent, par tous les moyens à contourner la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique en France. La proposition des parlementaires de « réformer le code minier pour faire bénéficier les collectivités locales et les propriétaires d’une part des retombées financière liées à ces hydrocarbures. » apparaît comme une tentative très claire de convaincre citoyens et élus locaux de l’attrait financier de ces exploitations, en ne prenant nullement en considération les impacts sur l’eau, l’air, la terre, le paysage etc. et la santé des populations

Nos organisations signataires se joignent aux collectifs citoyens contre les gaz de schiste pour demander l’interdiction du recours aux gaz et huiles de schiste, quelque soit la technique d’extraction ainsi que pour exiger une transition énergétique tournée vers la sobriété et les énergies renouvelables mais en aucun cas vers de nouvelles énergies fossiles, quelle qu’elles soient.

Notes : (1) Voir le débat entre Laurence Parisot et Delphine Batho sur RMC, le 5 juin 2013

Signataires : Les Amis de la Terre, Agir pour l’Environnement, ATTAC, Greenpeace et le Réseau Action Climat France

Contacts presse :

Sophie Bordères, Agir pour l’environnement, 06.45.48.13.54
Romain Porcheron, Amis de la Terre, 06 63 43 96 57
Maximes Combes, Attac 06. 24.51.29. 44
Anne Valette, Greenpeace 06.73.89.48.91
Meike Fink, Réseau action climat, 01.48.58.89.79

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Les énergies renouvelables plébiscitées, une opposition forte sur les gaz de schiste

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 juin 2013

MONTREUIL, LE 12 JUIN 2013 – UN SONDAGE DE L’INSTITUT HARRIS INTERACTIVE, COMMANDÉ PAR LA FONDATION EUROPÉENNE POUR LE CLIMAT, EN RELATION AVEC LE CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL, MONTRE QUE LES FRANÇAIS SONT TRÈS LARGEMENT DÉFAVORABLES À L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTES, POURTANT LARGEMENT PROMUS PAR LE MEDEF.

Les énergies renouvelables plébiscitées, une opposition forte sur les gaz de schiste

L’enquête révèle que les Français soutiennent largement le développement des énergies renouvelables : 69% d’entre eux en font la première condition de réussite de la transition. L’efficacité énergétique est la deuxième solution privilégiée (43 % de soutien), puis la sobriété énergétique (41 %). L’exploration de nouvelles ressources, telles que le gaz de schiste, reçoit un soutien très minoritaire (23 %).

A l’échelle européenne aussi, une enquête présentée la semaine dernière par la Commission européenne montrait également que, si l’on pondère les résultats par pays, 64% des Européens sont opposés à l’exploitation de ressources fossiles non conventionnelles sur le vieux continent .

Le discours du MEDEF loin de l’opinion des patrons

Pour les chefs d’entreprises, les énergies renouvelables sont les énergies les plus compatibles avec les enjeux de la transition (95%) et les plus susceptibles d’être un atout pour la compétitivité du pays (88 %).

Concernant les gaz de schiste, l’opinion est également très tranchée : ils sont considérés incompatibles avec la transition énergétique pour 69% des Français, soit encore davantage que les énergies fossiles conventionnelles (66%). L’opinion des dirigeants d’entreprise est encore plus nette : incompatibles avec la transition pour 77% d’entre eux, les gaz de schiste sont en outre considérés comme non compétitifs par 82% d’entre eux, à rebours des positions défendues par le MEDEF.
« Les résultats de cette enquête montrent que les Français ont compris l’incompatibilité entre l’exploitation des gaz de schistes et l’urgence climatique. Et ce contrairement à ce que veux nous faire croire le MEDEF », indique Meike Fink, chargé de mission climat-énergie au Réseau Action Climat.

L’urgence est perçue par tous

L’enquête révèle également un très fort niveau de conscience des enjeux de la transition énergétique : elle est considérée comme « urgente » par 85% des Français et 81% des dirigeants d’entreprise.

Pour les citoyens français, le premier enjeu de la transition est celui de la protection de l’environnement, à 46 %. Suivent l’enjeu politique et géopoli¬tique à 21 % (indépendance, prévention des conflits), l’enjeu social à 17 % (accès de l’énergie à tous) et l’enjeu économique à 16 % (croissance, emploi, compétitivité).

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Pollution chez nous aussi

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 juin 2013

Seine-et-Marne: pollution aux hydrocarbures après une fuite sur un puits

MELUN – Une fuite sur un puits de pétrole a entraîné une pollution aux hydrocarbures samedi sur un site d’extraction de la société Vermilion, à Champeaux (Seine-et-Marne), a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie.

L’alerte a été donnée samedi vers 07H00, après la découverte d’une fuite localisée au niveau d’une tête de puits, a-t-on précisé. Un mélange d’eau (95%) et de pétrole (5%) s’est répandu au sol, avant de se déverser en partie dans un petit cours d’eau, le ru d’Ancoeur.

On ignore la quantité exacte de pétrole qui a fui, a indiqué cette source, évoquant une pollution au sol de l’ordre de 300 mètres carrés.

Des barrages de ballots de paille ont été mis en place par les pompiers pour protéger les douves du château de Vaux-le-Vicomte, situé à quelques kilomètres et alimenté par le ru d’Ancoeur, mais aussi pour éviter que la pollution ne rejoigne la Seine, située en aval.

Trois camions de la société Veolia ont été réquisitionnés pour procéder au nettoyage du site, aux frais de la société franco-canadienne Vermilion, qui exploite plusieurs gisements de pétrole conventionnel en Ile-de-France et dans les Landes.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incident, a précisé la gendarmerie.

(©AFP / 16 juin 2013 12h44)

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