Fracturation hydraulique : les pétroliers s’impatientent et envoient une lettre au Premier ministre

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 mars 2013

Lettre ouverte au Premier ministre : loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 .

Dimanche, 10 Mars 2013 Jean-Claude Rémondet

Monsieur le Premier ministre,

Nous tenons à attirer votre attention sur le sort réservé à ce jour à la loi 2011-835 du 13 juillet 2011
En effet, seul l’article 1 de cette loi, interdisant la fracturation hydraulique, a fait l’objet d’une exécution particulièrement scrupuleuse.
Les articles 2 et 4, par contre, ne sont pas encore mis à exécution.

L’article 2 prévoyait, en effet, la création d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.
Cette Commission devait réunir un député et un sénateur, désignés par les présidents de leurs assemblées respectives, des représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées.
La Commission a effectivement été créée par décret du 22 Mars 2012. Elle compte 22 membres (5 représentants de l’Etat, un député et un sénateur, trois représentants des collectivités territoriales et douze membres nommés par arrêté interministériel pour une durée de trois ans).
A ce jour, seul le Sénat a désigné son représentant.

Nous sommes donc inquiets du sort de cette Commission, d’autant que Madame Delphine BATHO a déclaré récemment : «cette commission n’est pas nommée» et que «ce n’est pas prévu immédiatement».

Le refus d’appliquer cette loi par votre Gouvernement nous semble être un très mauvais signal envoyé à tous nos concitoyens.

De deux choses l’une, soit cette loi est bonne et le devoir de votre charge vous impose alors de la faire appliquer dans son intégralité, soit elle est mauvaise et vous devez alors la faire annuler pour qu’un nouveau débat s’ouvre au Parlement.

De nombreuses choses ont en effet changé depuis le vote de cette loi à laquelle s’était d’ailleurs opposé le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, que vous dirigiez à l’époque.
L’Allemagne et la Grande-Bretagne ont donné le feu vert à la fracturation hydraulique.
Au sein de l’actuelle majorité, nous savons que de nombreux parlementaires souhaitent que ce sujet soit remis à l’ordre du jour.
Le Président de la République lui-même, lors de son récent voyage en Algérie, a, semble-t-il, évoqué des expérimentations sur le sujet (lesquelles expérimentations sont d’ailleurs explicitement prévues par la loi 2011-835).

L’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole s’est prononcée depuis toujours pour l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère : nous constatons maintenant que de tous cotés des voix s’élèvent pour appeler à plus de pragmatisme sur ce dossier.

Il nous semble que le moment est venu que vous précisiez votre position sur ce sujet dont nous considérons qu’il revêt, dans le contexte économique actuel, une importance capitale pour notre pays.

Vous comprendrez donc, Monsieur le Premier ministre, que nous rendions publique cette lettre.

Dans l’attente de votre réponse,

Recevez, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération.

Jacques Sallibartant Jean-Claude Rémondet
Président Vice-président

Copie à M. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

Copie à Mme Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

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VIDÉO • Les artistes new-yorkais se mobilisent contre le gaz de schiste

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 mars 2013

Pour s’opposer à la fracturation hydraulique et l’exploitation du gaz de schiste dans l’Etat de New York, un collectif fondé par Yoko Ono et son fils Sean Lennon a réalisé un clip au titre éloquent : « Ne fracture pas ma Mère ».

http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/12/les-artistes-new-yorkais-se-mobilisent-contre-le-gaz-de-schiste

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Gaz de schiste : le permis de Brive validé, 20 communes du Sarladais concernées

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 mars 2013

SUd Ouest du 14 Mars

La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement a jugé recevable la demande

Une manifestation contre le gaz de schiste a notamment eu lieu à Sarlat, en 2011

L’été dernier, les demandes de permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dits de Cahors et de Beaumont-de-Lomagne, touchant notamment le Sarladais, ont été rejetées par le gouvernement. Il restait celui de Brive, qui concerne également le Sarladais, ainsi que le Lot et la Corrèze, et dont la demande a été formulée en septembre 2010 par la société Hexagone Gaz basée à Singapour.

Cette demande de recherche d’hydrocarbures tels que le gaz de schiste vient de passer un nouveau cap en franchissant la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), qui l’a instruite et validée. L’avis est passé au Journal officiel fin février.

Dorénavant, la Dreal va examiner le fond des dossiers de cette demande. Ce qui signifie aussi que la concurrence est ouverte à d’autres entreprises sur ce secteur pour une durée de 90 jours. Cela concerne une vingtaine de communes du Sarladais, dont Thenon, Terrasson, Salignac, le nord de Sarlat, et un secteur allant de Siorac-en-Périgord à La Roque-Gageac, en passant par Saint-Cyprien et en descendant jusqu’à Villefranche-du-Périgord.

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Huiles de schiste : Toréador ne prend pas garde à ses contradictions en Seine et Marne

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 mars 2013

Le 10 mars 2011 Sylvain Lapoix, Billet initalement publié sur OWNIpolitics.

Face à leur inquiétude, le pétrolier Toréador assure aux habitants de Seine-et-Marne ne pas vouloir exploiter les huiles de schiste… mais promet exactement l’inverse à ses actionnaires dans un document révélé par OWNI.

Contrairement aux informations diffusées aux populations, le groupe pétrolier Toréador veut prospecter des couches de schiste en Seine-et-Marne, selon un rapport de gestion que s’est procuré OWNI.

Dans le document présenté le 30 juin 2010 aux actionnaires de la société, dont Julien Balkany est administrateur indépendant, on peut lire :

Cet accord devrait se traduire par la réalisation en 2010 d’au moins deux puits pilotes pour tester le thème Liasique non conventionnel sur le permis de Château Thierry.

Or l’expression « thème Liasique » désigne en termes géologiques les fameuses couches de schiste. C’est dans ces profondeurs, au delà de 2000 mètres sous le niveau de la mer, que se forment les gaz et huiles de schiste, dits hydrocarbures « non conventionnels ».

Des ressources qui ne peuvent aujourd’hui être exploitées autrement que par la technique brutale de fracturation hydraulique, principale raison du mouvement d’opposition à ce type d’exploration minière qui s’est récemment étendu au Bassin parisien.

Des « forages classiques », disent-ils

A la veille de la manifestation qui a réuni ce samedi 5 mars 1500 à 3000 personnes dans la commune de Doue où une plate-forme est implantée, Toréador et son partenaire Hess avaient diffusé une lettre contredisant les inquiétudes des écologistes et des riverains :

Le projet de recherche de pétrole à Doue porte uniquement sur la recherche de nouveaux gisements d’huile dans la roche carbonatée. […] Dans ce but, nous devons forer un puits de recherche. Ce forage sera classique comme il en existe des centaines dans la région, selon les mêmes techniques employées depuis plus d’un demi-siècle et ce dans un cadre strict de préservation de l’environnement.

En dehors des géologues et connaisseurs des sous-sols seine-et-marnais, pas sûr que tous les habitants de Doue aient reconnu derrière le terme « roche carbonatée » le calcaire de Brie typique du plateau sur lequel est juché Doue. Le passage suivant a, en revanche, de quoi rassurer les riverains.

Ces forages « classiques », on les connaît bien : dans ce coin d’Île-de-France, la terre est persillée de vieux derricks qui crachotent quelques gouttes de bruts de temps à autres (environ 700 puits autour de Doue). Des puits qui n’ont jamais débordé sur les nappes phréatiques ou causé de problème. Rien de bien neuf.

Sauf que le rapport de gestion présenté aux actionnaires le 30 juin 2010 dit exactement le contraire :

De nouvelles demandes de permis sont également à l’étude pour accroître notre domaine minier et compléter les zones d’intérêts pour le thème « black shale » dans le centre du bassin notamment.

Ce bassin, c’est celui qui court de la Lorraine à l’Île-de-France et duquel Julien Balkany espère pouvoir tirer 4,5 millons de tonne de pétrole par an. Quant aux « black shale », ce sont les zones des couches profondes de schiste où se forme l’or noir de Toréador.

« Produire le réservoir » dans l’Aube

A quelques dizaines de kilomètres de là, un autre permis débute, dit « permis de Rigny-le-Ferron » (bourg d’une dizaine d’âme dans le pays Nogentais, à l’Ouest de l’Aube) où, encore une fois, Toréador jure à la presse locale qu’aucun projet de forage non conventionnel n’est prévu avant 2012. Là encore, dès la fin 2009, le rapport de gestion dit l’inverse :

Il est prévu en 2010 de forer un puits d’appréciation horizontal sur la structure de façon à produire le réservoir.

Plus clair, le passage omet seulement de préciser que « produire le réservoir » consiste à réaliser la procédure nécessaire à l’extraction. Autrement dit écarteler la roche par la méthode de « fracturation hydraulique ».

Partis d’autres documents mis en ligne sur les sites de la compagnie pétrolière française et de son partenaire Hess, l’ONG Greenpeace note également des contradictions édifiantes. Dans un Powerpoint présenté aux actionnaires, le schéma des couches visées par Toréador montre ainsi, à plus de 2000 mètres de profondeur, le feuilletage de schiste où se trouvent les gaz et huiles mentionnés dans les permis. D’autres allusions, dissimulées sous des références cryptiques, empêchent le moindre doute : détaillant les sites français, un « slide » 21 de la présentation compare le Bassin parisien à la « Bakken Shale » aux États-Unis. Un rapprochement qui prend tout son sel quand on sait que ces couches de schiste du bassin de Willitson sont désormais exploités par des pétroliers américains à grands coups de fracturation hydraulique.

Lost in translation

Contacté par OWNI, la communication de l’entreprise Toréador (gérée par le groupe EuroRSCG) dément avoir voulu laissé entendre qu’il ne s’agissait pas de forages profonds et donne une interprétation personnelle de la notion de puits « classiques ».

Nous avons toujours prévu des recherches au delà de 100 mètres. Quand nous parlons de puits classiques, nous voulons dire que le « rig » (ensemble des éléments composants la plate-forme de forage, NdR) est le même que celui utilisé dans les forages convetionnels à 500, 1000 ou 2000 mètres de profondeur. De même pour les tuyaux, le ciment, etc. Il s’agit des outils classiques d’exploration pétrolière.

Quant aux « roches carbonatées » où la lettre indique que les forages auront lieu, il semblerait s’agir… d’une erreur humaine !

Il a toujours été question de forer dans les couches de schiste. Un brouillon de la lettre nous est parvenu en anglais qui le précisait bien. Peut-être s’agit-il d’une erreur de traduction, Hess étant une société anglosaxone, cela pourrait se comprendre. Mais si nous avons fait une erreur, nous en sommes désolés.

Espérons que Toréador aura su trouver de bons traducteurs pour lire le code minier fraîchement réformé.

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La France planche ferme sur la méthanisation

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 17 mars 2013

L’Humanité du 1° Mars 2013

Verte et économe, la production de biogaz agricole nourrit les espoirs… et des inquiétudes, quand elle peut devenir une arme économique à contre-productivité écologique.

C’est le genre de sujet à nourrir les espoirs, non sans alimenter les inquiétudes. La méthanisation, et plus précisément la méthanisation à la ferme, a le vent en poupe. Verte et économe, elle doit permettre de recycler en gaz et en fertilisants les déchets agricoles et effluents d’élevages. À la clé : quelques watts de plus au mix énergétique, une réduction de l’usage des engrais chimiques et, cerise sur le compost, un gain économique pour l’agriculteur. Pas une paille, donc.

L’Inra, d’ailleurs, planche ferme sur les projets. La méthanisation (ou digestion anaérobie) « est un processus de fermentation des micro-organismes naturellement présents dans les déchets », explique Élisabeth Cazier, doctorante au Laboratoire des biotechnologies de l’environnement (LBE). Très grossièrement, il s’agit de transformer les molécules polymères en molécules monomères, de casser tout cela pour en faire des sucres, dont seront tirés du méthane (CH4), à hauteur de 70 à 80 %, et du dioxyde de carbone (CO2), à hauteur de 20 à 30 %.

Ce méthane, dit biogaz, pourra être réinjecté dans le réseau national de gaz de ville soit utilisé en cogénération pour produire de l’électricité, laquelle peut intégrer le réseau national ou être utilisée localement pour chauffer des bâtiments, sécher la paille, etc. Solides ou liquides, les déchets finaux de cette opération serviront de substrat (on parle de digestat) pour fertiliser les cultures.

Développé en Asie, le procédé n’est pas neuf, même en France. Les anciens se souviendront l’avoir testé durant la Seconde Guerre. Il repointera son nez au cours des années 1970 et de la crise pétrolière. Mais c’est dans les années 2000 que les pouvoirs publics commenceront à lui porter un réel intérêt. Enjeux écologiques obligent. Enjeux économiques, aussi, quand il tend à être vu, à l’instar du photovoltaïque, comme une béquille offerte à des agriculteurs poussés à produire à pas cher.

L’exemple, une fois encore, vient d’Allemagne, premier méthaniseur d’Europe, qui en a développé la pratique bien au-delà du seul recyclage des déchets agricoles. Le pays consacre près de 800 000 hectares de sorgho et de maïs à la seule production du biogaz. Il se dit haut et fort que son lait – le plus compétitif d’Europe en termes de prix – serait financé ainsi : en bref, les éleveurs pourraient le vendre pour rien, la production de biogaz se chargeant de payer les revenus. Maligne, la pratique soulève des questions d’ordre socio-économique autant qu’environnementales. « Ces cultures à fort potentiel méthanogène sont de grosses consommatrices d’eau », souligne ainsi Isabelle Berger, du LBE. Voire d’intrants chimiques, pourrait-on ajouter et, à coup sûr, de sol, entrant en concurrence directe avec les cultures nourricières.

Côté français, tout en se fixant l’objectif encore imprécis de développer le biogaz et en annonçant, hier, de nouveaux soutiens en ce sens, on assure refuser de tomber dans de tels travers. Jusqu’à quand la résolution tiendra-t-elle ? Début février, les conseil généraux de l’environnement et de l’agriculture publiaient un rapport (1) dans lequel ils pointaient ce refus comme « le frein principal au développement massif de la méthanisation agricole » française, et déploraient la persistance de ce « tabou », hérité de la conscience que les crises de la faim de 2008 sont en partie imputables au développement des agrocarburants.

(1) Frein au développement de la méthanisation dans le secteur agricole, novembre 2012.

Marie-Noëlle Bertrand

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Energie: Feu vert pour les gaz de schiste en Algérie

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 14 mars 2013

par Yazid Alilat , la Dépêche d’Oran

Après un vote pratiquement à sens unique, la nouvelle loi sur les hydrocarbures N.13-01 du 20 février 2013 modifiant et complétant celle du 28 avril 2005, a été publiée au JO n°11, du 24 février dernier.

Le rideau est donc tombé sur le déjà ancien débat sur l’exploitation des gaz de schiste, en Algérie. La nouvelle loi sur les hydrocarbures n’a pas été tellement remaniée par rapport à l’ancien texte de 2005, hormis l’exploitation des gaz non conventionnels, c’est-à-dire les gaz de schiste et quelques réaménagements concernant le transport de gaz et de pétrole par canalisations qui seront désormais dévolus à Sonatrach.

En fait, cette nouvelle loi sur les hydrocarbures a été imposée par les tenants de l’exploitation à outrance des gisements énergétiques algériens, se basant sur l’hypothèse d’une hausse par deux, voire trois, de la demande énergétique nationale, notamment l’électricité. Dès lors, les pouvoirs publics sont ainsi amenés à trouver tous les moyens possibles pour mettre en place un système de production énergétique, à l’orée de 2030. Gaz de schiste, solaire, éolien et autres énergies font partie du mix proposé par l’équipe de Youcef Yousfi.

Pour autant, cette exploitation des gaz de schiste se fera, a promis le ministre de l’énergie, ‘’dans le strict respect de la réglementation en matière de protection des aquifères et de l’environnement ». Dans la loi n° 1.301 du 20 février 2013, il est notamment souligné, dans le chapitre ‘’Hydrocarbures non conventionnels » que ces gaz seront produits à partir de ‘’réservoirs compacts dont les perméabilités matricielles moyennes sont égales ou inférieures à 0,1 mili-darcy et/ou qui ne peuvent être produits qu’à partir de puits horizontaux et fracturation étagée ». Entendre donc la production de gaz ou de pétrole par la méthode de l’hydrofracturation, c’est-à-dire libérer le gaz ou le pétrole prisonnier de la roche en la fracturant par injection sous haute pression d’eau mélangée à du sable et des produits chimiques. Bien sûr, lors de la présentation du projet de nouveau texte sur les hydrocarbures, modifiant la loi 05/07 d’avril 2005, le gouvernement a pris soin de préciser que l’exploitation des gaz de schiste ne se fera pas au détriment de l’environnement. M, Sellal avançant même une date butoir allant à 2040.

Mais, le forcing du ministère sera soutenu par des chiffres inquiétants: le secteur de l’Energie doit répondre à une demande nationale en hausse croissante qui va passer de 46 millions de Tep (tonnes équivalent pétrole) actuellement à environ 100 millions de Tep à l’horizon 2030, tout en maintenant un niveau d’exportation compatible avec les besoins de financement de l’économie, avait argumenté, devant les députés, M. Yousfi, au plus fort moment du débat sur les gaz de schiste. Il ajoute que ‘’la priorité des priorités, dans le domaine des hydrocarbures, est l’élargissement de nos ressources. Cela passe par une intensification de l’exploration, dans toutes les régions du pays, pour tous type d’hydrocarbures, conventionnels ou non conventionnels». «Nous n’avons donc d’autres choix que de faire appel à un mix énergétique pour satisfaire nos besoins internes et exploiter l’ensemble de nos potentialités pour nous renforcer sur les marchés internationaux», ajoute encore le ministre de l’Energie.

Les prévisions, pour le moment, donneraient quelque part raison aux partisans de l’exploitation de toutes les sources d’énergie: la croissance démographique que connaît le pays (60 millions d’habitats à l’horizon 2040) et l’augmentation continue du volume des besoins en produits énergétiques entraîneraient une consommation de gaz, en 2040, de 200 milliards de GW/h, alors que la consommation de gaz passera de 30 à 100 milliards M3 par an, durant la même période.

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Yeux fermés, bras ouverts, la Pologne dit « oui » au gaz de schiste

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 12 mars 2013

par Rue 89 le 11 Mars

Le sous-sol regorge de gaz de schiste, les majors nord-américaines accourent… Et la Pologne se voit déjà autosuffisante. Mais le manque de transparence inquiète.

Au bord de la route qui sillonne champs et forêts, un panneau vert annonce en deux langues le hameau de Lewino. Ici, c’est la Cachoubie, une terre qui se targue de posséder sa propre langue et sa culture. Un pays au cœur de la région administrative de Poméranie, où d’innombrables lacs s’étirent et délimitent terres agricoles et forêts de bouleaux.

la suite sur le site de rue 89 :

http://www.rue89.com/2013/03/11/yeux-fermes-bras-ouverts-la-pologne-dit-oui-au-gaz-de-schi ste-240454

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Une technique alternative : la fracturation au gaz liquéfié ?

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 10 mars 2013

Par Stop Gaz de schiste. 77

L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques  vient d’initier une étude pour évaluer les techniques d’extraction alternatives  à la fracturation hydraulique .

La plus avancée de ces techniques alternatives est la fracturation au gaz  liquéfié (METHANE, PROPANE etc  )

Cette technologie plus chère serait aussi plus efficace. Le grand spécialiste  en est Don Leblanc un Canadien de Calgary. La société Gasfrac Energy aurait déjà  pratiqué un millier de forages dont les résultats ne sont pas communiqués.

Le gaz liquéfié est employé comme liquide vecteur dans la fracturation de la  roche en remplacement de l’eau.

Ce sont des liquides, qui comme l’eau sont destinés à véhiculer les additifs  , sable  et tout le cortège de produits chimiques utilisés dans la fracturation  hydraulique, antibactériens, tensio actifs , anti corrosifs , gélifiants
etc…….

Donc de ce point de vue il n’y a pas de différence au niveau des entrants. Au  niveau de ce qui ressort c’est différent, car le gaz liquéfié introduit ressort  sous forme gazeuse et n’entraine pas de la même manière les produits que l’on a  introduits. En principe tous les produits restent au fond, sauf ce qui  ressortira sous forme gazeuse ? C’est l’inconnue. Pour une exploitation de  pétrole de schiste il est probable que le pétrole , remontera une partie des  produits chimiques, il faudra les séparer.

Il n’y a pas de consommation extravagante d’eau et Il n’y a pas de liquide de  fracturation à traiter. Mais cela ne change rien aux risques de pollution des  nappes par remontée des produits, le long des tubages ou par des failles ( Cf.  Marc Durand ). On peut penser que le risque est même plus grand car il y a plus  de produits au fond et la fracturation par gaz liquéfié les entraine plus  profondément dans les fractures.

Le processus pour mélanger les énormes quantités de gaz liquéfié, avec les  produits chimiques et le sable, parait délicat : risques de fuites de gaz et  risques d’accident.

En outre, c’est toujours un recours aux énergies carbonées responsables du  réchauffement climatique, avec ici un risque beaucoup grand de fuites de méthane  , 25 fois  plus actif vis-à-vis de l’effet de serre.

La technologie sans risques pour l’environnement n’est pas encore pour demain

 

la suite en PDF et en anglais : fichier pdf Application_of_Propane_Based_Hydraulic_Fracturing_in_the_McCully_Gas_Field_-_Eastex_Petroleum_Corridor_Resources_Gasfrac_Energy_June_2011

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Les responsables de GESPER (*), association créée pour soutenir le projet de centrale à gaz de Landivisiau et le pacte électrique breton, déclarent publiquement compter sur les gaz de schiste pour approvisionner le projet.

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 5 mars 2013

Gesper, le groupe favorable à la construction de la centrale au gaz de Landivisiau, veut faire entendre sa voix. Il vient d’ouvrir un site internet.

Le Télégramme 4 Mars 2013

Les responsables de GESPER (*), association créée pour soutenir le projet de centrale à gaz de Landivisiau et le pacte électrique breton, déclarent publiquement compter sur les gaz de schiste pour approvisionner le projet. empty

Gesper – pour Groupe d’études et de soutien en faveur de la production des énergies régionales – entend ne pas laisser seul Gaspare (le collectif d’opposants à la centrale au gaz de Landivisiau) occuper l’espace médiatique. « C’est quand même fou. Nous avons constitué une association pour défendre un projet voté au conseil régional par une majorité élue par les électeurs bretons, explique Jean Le Vourch, président de Gesper et ancien président du Crédit Agricole du Finistère. Récemment, ce projet a reçu le feu vert de la ministre de l’Environnement, Delphine Batho. Tout est dans les clous. Je ne comprends pas du tout le bruit qu’il y a autour de ce projet. S’il ne se fait pas, c’est un pan de l’économie régionale qui peut s’écrouler. Qui investira dans une région qui est si dépendante en matière d’énergie ? ».

De la pédagogie
En créant un site internet, Gesper veut informer la population sur les enjeux de la centrale mais aussi la technique retenue. « Nous mettrons un point d’honneur à expliquer clairement ce qui peut paraître assez compliqué, commentent Yvon Madec et Yves Edern, deux anciens ingénieurs spécialisés dans la production électrique qui, durant leur carrière, ont dirigé des centrales. « Cet outil, c’est le gage de réussir notre transition énergétique vers les énergies renouvelables dont la faiblesse est l’intermittence. Comment trouver de la pleine puissance, la nuit, en hiver, quand le vent ne souffle pas ? La centrale nous permettra de le faire ».

Pour les deux ingénieurs, le choix du gaz est une très bonne chose. « Les opposants disent que le prix du gaz sera bien trop élevé dans quelques années. On n’en sait rien. Ont-ils pris en compte l’énorme potentiel que représente le gaz de schiste ? Ce qu’on sait, c’est que le gaz est beaucoup moins polluant que le charbon et le pétrole et que sa rentabilité est plus élevée : 60 % au lieu de 40 % pour les pétroles. Pourquoi s’en priver ? D’autant que, quand elle fonctionnera, la centrale de Landivisiau se substituera, en partie, à celle de Cordemais (44), plus polluante. Il y aura donc moins de rejets dans l’atmosphère« .

Pas un « monstre industriel »
Yvon Madec et Yves Edern soutiennent que la centrale de Landivisiau ne sera pas un monstre industriel, comparée aux autres sites de production français. À l’origine, le projet landernéen devait répondre à quelques écrêtages de pics de consommation hivernale. « Si on est passé à 4.200 heures de fonctionnement, c’est que la conjoncture n’est plus la même », répondent les responsables de Gesper qui admettent qu’avec le temps, on s’est éloigné du postulat de départ.

http://gesper-bretagne.com

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Gaz de schiste, la grande escroquerie, Le Monde Diplomatique, Mars 2013

Posté par bretagnenonaugazdeschiste le 4 mars 2013

RESUME DE L ARTICLE

Energie bon marché contre pollution prolongée : aux Etats-Unis, le dilemme relatif à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste n’a tourmenté ni les industriels ni les pouvoirs publics. En moins d’une décennie, ces nouvelles ressources auraient aiguillé l’Amérique sur les rails de la croissance, dopé l’emploi, rétabli la compétitivité. Et si cette « révolution » n’était qu’une bulle spéculative sur le point d’éclater ?
 A en croire les titres de la presse américaine prédisant un essor économique dû à la « révolution » des gaz et pétrole de schiste, le pays baignera bientôt dans l’or noir.

[…]

Et si la « révolution des gaz de schiste », loin de fortifier une économie mondiale convalescente, gonflait une bulle spéculative sur le point d’éclater ? La fragilité de la reprise autant que les expériences récentes devraient inciter à la prudence vis-à-vis de tels engouements. […]

Une enquête du New York Times de juin 2011 révélait déjà quelques fissures dans la construction médiatico-industrielle du “boom” des gaz de schiste, en ébruitant les doutes nourris par divers observateurs, – géologues, avocats, analystes des marchés – quant aux effets d’annonce des compagnies pétrolières soupçonnées de «surestimer délibérément et même illégalement, le rendement de leurs exploitations et le volume de leurs gisements». «L’extraction du gaz depuis les schistes du sous-sol, écrivait le quotidien, pourrait se révéler moins facile et plus coûteuse que ce que prétendent les compagnies, comme l’indiquent des centaines de courriers électroniques et de documents échangés par les industriels à ce sujet, ainsi que les analyses des données recueillies sur plusieurs milliers de forages.»

Début 2012, deux consultants américains tirent la sonnette d’alarme dans Petroleum Review, la principale revue de l’industrie pétrolière britannique. Tout en s’interrogeant sur la «fiabilité et la durabilité des gisements de gaz de schiste américains», ils relèvent que les prévisions des industriels coïncident avec les nouvelles règles de la Securites and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral de contrôle des marchés financiers. Adoptées en 2009, celles-ci autorisent en effet les compagnies à chiffrer le volume de leurs réserves comme bon leur semble, sans vérification par une autorité indépendante.

Pour les industriels, la surestimation des gisements de gaz de schiste permet de faire passer au second plan les risques liés à leur exploitation. Or la fracturation hydraulique n’a pas seulement des effets délétères sur l’environnement: elle pose aussi un problème strictement économique, puisqu’elle génère une production à très faible durée de vie. Dans la revue Nature, un ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique, David King, souligne que le rendement d’un puits de gaz de schiste décroche de 60 à 90% au terme de sa première année d’exploitation.

Une chute aussi brutale rend évidemment illusoire tout objectif de rentabilité. Dès qu’un forage s’épuise, les opérateurs doivent à toute vitesse en creuser d’autres pour maintenir leur niveau de production et rembourser leurs dettes. Quand la conjoncture s’y prête, pareille course en avant peut faire illusion pendant quelques années. C’est ainsi que, combinée à une activité économique chétive, la production des puits de gaz de schiste -  atone sur la durée, mais fulgurante à brève échéance – a provoqué une baisse spectaculaire des prix du gaz naturel aux Etats-Unis, passés de 7 à 8 dollars par million de BTU (British Thermal Unit) en 2008 à 3 dollars en 2012.

Les spécialistes en placements financiers ne sont pas dupes. «L’économie de la fracturation est une économie destructrice, avertit le journaliste Wolf Richter dans Business Insider. L’extraction dévore le capital à une vitesse étonnante, laissant les exploitants sur une montagne de dettes lorsque la production s’écroule. Pour éviter que cette dégringolade n’entame leurs revenus, les compagnies doivent pomper encore et encore, en compensant les puits taris par d’autres qui le seront demain. Hélas, tôt ou tard, un tel schéma se heurte à un mur, celui de la réalité.»

Géologue ayant travaillé pour Amoco (avant sa fusion avec BP), M. Arthur Berman se dit lui-même surpris par le rythme «incroyablement élevé» de l’épuisement des gisements. Evoquant le site d’Eagle Ford, au Texas, – «la mère de tous les champs d’huile de schiste » -, il indique que la baisse annuelle de la production dépasse les 42%». Pour s’assurer des résultats stables, les exploitants vont devoir forer «presque mille puits supplémentaires chaque année sur le même site. Soit une dépense de 10 à 12 milliards de dollars par an… Si on additionne tout cela, on en arrive au montant des sommes investies dans le sauvetage de l’industrie bancaire en 2008. Où est-ce qu’ils vont prendre tout cet argent?»

La bulle gazière a déjà produit ses premiers effets sur quelques-unes des plus puissantes compagnie pétrolière de la planète. En juin dernier, le président-directeur général d’ExxonMobil, M. Rex Tillerson, criait famine en expliquant que la baisse des prix du gaz naturel aux Etats-Unis était certes une chance pour les consommateurs, mais une malédiction pour sa société, victime d’une diminution drastique de ses revenus. Alors que, devant ses actionnaires, ExxonMobil prétendait encore ne pas avoir perdu un seul centime à cause du gaz, M. Tillerson a tenu un discours presque larmoyant devant le Council on Foreign Relations (CFR) l’un des think tanks les plus influents du pays: «on est tous en train d’y laisser notre chemise. On ne gagne plus d’argent. Tout est dans le rouge

A peu près au même moment, la compagnie gazière britannique BG Group se voyait acculée à une «dépréciation de ses actifs dans le gaz naturel américain à hauteur de 1,3 milliard de dollars» synonyme de «baisse sensible de ses bénéfices intermédiaires». Le 1er novembre 2012, après que la compagnie pétrolière Royal Dutch Schell eut enchaîné trois trimestres de résultats médiocres, avec une baisse cumulée de 24% sur un an, le service d’information du Dow Jones rapporta cette funeste nouvelle en s’alarmant du «préjudice» causé par l’engouement pour les gaz de schiste à l’ensemble du secteur boursier.

Pourtant pionnière dans la course aux gaz de schiste, Chesapeake Energy n’échappe pas non plus à la bulle. Ecrasée sous le poids de ses dettes, l’entreprise américaine a dû mettre en vente une partie de ses actifs – des champs gaziers et des pipelines pour une valeur totale de 6,9 milliards de dollars -  afin d’honorer les traites de ses créanciers. «La compagnie réduit un peu plus ses voiles, alors que son président-directeur général en avait fait l’un des leaders de la révolution des gaz de schiste» déplore le Washington Post.

Comment les héros de cette “révolution” ont-ils pu tomber aussi bas? L’analyste John Dizard observait dans le Financial Times du 6 mai 2012 que les producteurs de gaz de schiste avait dépensé des montants «deux, trois, quatre, voire cinq fois supérieurs à leurs fonds propres afin d’acquérir des terres, de forer des puits et mener à bien leurs programmes.» Pour financer la ruée vers l’or, il a fallu emprunter des sommes astronomiques «à des conditions complexes et exigeantes», Wall Street ne dérogeant pas à ses règles de conduite habituelles. Selon Dizard, la bulle gazière devrait pour tant continuer de croître, en raison de la dépendance des Etats-Unis à cette ressource économiquement explosive. «Compte tenu du rendement éphémère des puits de gaz de schiste, les forages vont devoir se poursuivre. Les prix finiront par s’ajuster à un niveau élevé et même très élevé, pour couvrir non seulement les dettes passées mais aussi des coûts de production réalistes.»

Il n’est pas exclu néanmoins que plusieurs grosses compagnies pétrolières se retrouvent confrontées simultanément à une même débâcle financière. Si cette hypothèse se confirmait, dit M. Berman, «on assisterait à deux ou trois faillites ou opérations de rachat retentissantes, en vertu de quoi chacun reprendrait ses billes et les capitaux s’évaporeraient. Ce serait le pire des scénarios

En d’autres termes, l’argument selon lequel les gaz de schiste prémuniraient les Etats-Unis ou l’humanité tout entière contre le “pic pétrolier” – niveau à partir duquel la combinaison des contraintes géologiques et économiques rendra l’extraction du brut insupportablement difficile et onéreuse – relèverait du conte de fées. Plusieurs rapports scientifiques indépendants parus récemment confirment que la “révolution” gazière n’apportera pas de sursis dans ce domaine.

Dans une étude publiée par la revue Energy Policy, l’équipe de King parvient à la conclusion que l’industrie pétrolière a surévalué d’un tiers les réserves mondiales d’énergies fossiles.

[…]

En dépit des trésors de gaz arrachés aux sous-sols par fracturation hydraulique, la diminution des réserves existantes se poursuit à un rythme annuel estimé entre 4,5 et 6,7% par an. King et ses collègues récusent donc catégoriquement l’idée selon laquelle l’exploitation des gaz de schiste pourrait résoudre la crise énergétique. De son côté, l’analyste financier Gail Tverberg rappelle que la production mondiale d’énergies fossiles conventionnelles a cessé de progresser en 2005. […] la New Economics Foundation (NEW) prévoit l’émergence du pic pétrolier pour 2014 ou 2015, lorsque les coûts d’extraction et d’approvisionnement «dépasseront le coût que les économies mondiales peuvent assumer sans porter un dommage irréparable à leurs activités».

Ces travaux n’ont retenu l’attention ni des médias ni des milieux politiques submergés par la rhétorique publicitaire des lobbyistes de l’énergie. C’est regrettable, car leur conclusion se comprend facilement: loin de restaurer une quelconque prospérité, les gaz de schiste gonflent une bulle artificielle qui camoufle temporairement une profonde instabilité structurelle. Lorsqu’elle éclatera, elle occasionnera une crise de l’approvisionnement et une envolée des prix qui risquent d’affecter douloureusement l’économie mondiale.

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